Enseignements sur le loyer des foodtrucks

Enseignements sur le loyer des foodtrucks

Le franc succès rencontré en 2011 par les foodtrucks, à l’instar du Camion Qui Fume, a nécessité la mise en place d’autorisations d’installation sur le domaine public et un mode de rémunération au profit de la collectivité.

En raison d’une baisse de candidats lors des derniers appels d’offres, les tarifs sont revus à la baisse pour mieux coller aux réalités du marché, plutôt instable. Ils ont pour base la nomenclature applicable aux emplacements commerciaux situés sur la voie publique, elle-même fondée sur la commercialité des rues.

L’autorisation d’installation se décompose en une redevance journalière, assortie d’un loyer complémentaire assis sur le chiffre d’affaires.

La nouvelle tarification journalière correspond à :

  • 25 € pour la zone 1 * (auparavant 70 €)
  • 40 € pour la zone 2 ** (auparavant 110 €)
  • 75 € pour la zone 3 *** (auparavant 135 €)

Le loyer variable est porté de 8 % à 12,5 % du C.A.

A l’inverse des tendances constatées en centres commerciaux, la nouvelle tarification privilégie un loyer minimum garanti faible et un loyer variable sur le chiffre d’affaires élevé.

Le niveau de loyer variable constitue la fourchette haute ordinairement constatée dans les centres commerciaux régionaux ou les hubs de transport, alors que les sites d’exploitation des foodtrucks ne présentent pas tous une chalandise aussi soutenue.

L’équilibre contractuel est à rapporter :

  • A un investissement initial compris entre 50 000 € et 80 000 €
  • A une autorisation précaire d’une durée d’un an, dont la reconduction est soumise à appel d’offres
  • A un commerce particulièrement sensible aux aléas climatiques
  • A des concepts mono-produits sujets aux effets de mode

Les modifications tarifaires des appels d’offres constituent un témoin révélateur de la demande pour ce type d’emplacement, où le renouvellement intervient à intervalle plus régulier qu’en centre commercial.

 

 

* Zone 1 (commercialité faible) : Rue Lounès Matoub (19e), Mail Saint-Blaise (20e), Place du Père Chaillet (11e), Place Juliette Dodu (10e), Rue Louis Armand devant l’Aquaboulevard (15e), Place Albert Cohen (15e)

**Zone 2 (commercialité moyenne) :  ZAC des Batignolles –Esplanade Cardinet (17e), Av. Jean Jaurès (19e), Place des Fêtes (19e), Place du Maquis du Vercors (20e), Place Léonard Bernstein (12e), Esplanade Roger Linet (11e), boulevard Magenta, parvis de l’Eglise Saint-Laurent (10e), ZAC Sibelle – place Debu-Bridel (14e), Esplanade du Stade Charléty (13e), Place des 5 Martyrs du Lycée Buffon (15e), Quai de Grenelle (15e)

***Zone 3 (commercialité forte) : Route de la Ceinture du Lac (12e), Entre l’arrière de la Bourse du Commerce et le jardin Nelson Mandela (1er), Place de la Porte de Versailles (15e)

 

Stéphanie Toussaint

Documentaliste au sein du cabinet, Stéphanie est en charge d’assurer les missions de veille et de recherche d’information dans les secteurs du résidentiel de luxe et de l’immobilier d’entreprise.

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